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Abbaye d’Oelenberg

Coordonnées

Coordonnées de la structure

  • Nom de la structure : bibliothèque de l’abbaye d’Oelenberg
  • Adresse : Notre Dame d’Oelenberg – 68950 Reiningue
  • Téléphone : 03 89 81 91 23
  • Site internet

Coordonnées de la personne responsable

  • Nom du contact : Père Marie Hubert
  • Fonction : Bibliothécaire
  • Contact

Accès aux fonds et/ou collections

  • Conditions d’accès aux fonds patrimoniaux (modalités d’inscription, public autorisé) : uniquement sur RDV et sur motif de recherche


Historique et description de la structure

La fondation du prieuré d’Oelenberg remonte au XIe siècle, entre 1038 et 1046, et est attribuée à Heilwige de Dabo, comtesse d’Eguisheim et mère du Pape Léon IX. L’histoire veut que la comtesse y installa des chanoines réguliers de Saint Augustin afin de perpétuer le souvenir de son fils Gérard, mort au cours d’un duel avec un seigneur de Ribeaupierre.

Placé sous l’autorité immédiate du Saint-Siège, le couvent prospéra. Au XIIIe siècle, il possédait des terres dans tous les alentours, à Cernay, Uffholtz, Courcelles et Bâle, touchant ainsi la dîme de 29 communes. Cependant les guerres du XVe siècle eurent raison de ses revenus et l’abbaye fut alors successivement rattachée à la seigneurie autrichienne de Thann, puis, en 1626, au Collège des Jésuites de Fribourg et enfin à l’Université de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), en 1774.

La Révolution française mit fin à cette tutelle. En 1794, l’abbaye et la bibliothèque sont vendues aux enchères comme bien national. Un industriel mulhousien se porte acquéreur du couvent et la bibliothèque est dispersée. En 1821, l’abbé Spannagel rachète le domaine et le transforme alors en pensionnat pour jeunes filles, jusqu’en 1825. Le 29 septembre 1825, le couvent est finalement rendu aux moines Trappistes, les cisterciens de Darfeld. Une partie de l’ancienne biblio­thèque est revendue par l’abbé Spannagel. Ils sont alors une quarantaine à s’y installer.

Par la suite, une partie des collections fut restituée au couvent par leurs acheteurs. À partir de 1825, les Trappistes n’eurent de cesse d’accroître leurs collections. Les donations des membres du clergé du diocèse et des acquisitions importantes et régulières complètent les fonds pour la période contemporaine.

C’est à cette époque que la bibliothèque voit ses collections s’accroître. Hommes de science, les moines Trappistes consacraient au maximum quatre heures aux travaux manuels pour ensuite s’adonner aux études. De fait, ils réunirent des col­lections de valeur, faisant de la bibliothèque du couvent une bibliothèque encyclopédique.

Au début du XXe siècle, ils étaient au nombre de 200, 80 prêtres et 120 frères, fai­sant de l’abbaye d’Oelenberg un centre religieux, intellectuel et économique réputé. En 1905, le couvent abritait une brasserie, un moulin, une pharmacie, une salle d’opération, une imprimerie, ainsi que des ateliers de peinture, de sculptu­re et de photographie, assurant ainsi le travail de la communauté et de la population environnante. Mais les deux guerres mondiales firent des dégâts considérables et entraînèrent de grandes dépenses. L’église et une partie du domaine durent être reconstruits et rénovés. La bibliothèque, miraculeusement épargnée durant les conflits, paya alors un lourd tribut. Certaines de ses pièces précieuses furent vendues afin de financer la reconstruction. La vente du manus­crit original des contes de Grimm remonterait à cette période.

 

Fonds particuliers

Description des fonds et collections

Domaine(s) disciplinaire(s) le(s) mieux représenté(s) parmi les collections patrimoniales :

La bibliothèque d’Oelenberg recèle des trésors difficilement accessibles en raison de l’ampleur et de la diversité des collections. L’absence d’un inventaire complet compromet de surcroit toute appréciation. Néanmoins, les articles parus sur la bibliothèque au début du siècle et surtout les travaux réalisés par le Père Hubert, permettent d’en dresser deux traits dominants :

une grande bibliothèque ecclésiastique : importante collection de livres relatifs à l’histoire de l’Eglise, à la théologie, aux saintes écritures, à la patrologie et à la vie des saints. L’histoire des Bénédictins et des Cisterciens est bien représentée. De nombreuses encyclopédies de théologie sont conservées (Gallia Christiana, les Bollandistes). S’y ajoutent toutes les oeuvres de théologiens, l’ensemble des écrits des Cisterciens et une collection riche d’ouvrages ascétiques.

une bibliothèque scientifique et littéraire composée de nombreux ouvrages relatifs à la philosophie, au droit et surtout à l’histoire et notamment l’histoire locale.

D’autre part, notons la présence de manuscrits : au nombre d’une vingtaine, parmi lesquels un processionnal d’Unterlinden, un antiphonaire du XIIe siècle, un Coran du XVIIIe siècle, magnifiquement illustré et d’archives du couvent. Parmi ces dernières, les plus précieuses sont l’inédite Historia Oelenbergensis chronique du couvent depuis sa création en 1054 jusqu’en 1756. Cette chronique, dont l’original serait à Berne, a été retranscrite en 1858.

Fonds ou collections présentant un intérêt particulier :

  • Dictionnaire de spiritualité
  • Collection « sources chrétiennes »
  • Acta Sanctorum (Vie des Saints)
  • Coran manuscrit du XVIIème siècle
  • Historia Oelenbergensis inédite (en latin)

 

État de l’informatisation du catalogue

  • Aucune informatisation : x
  • Informatisation partielle : 
    • Pourcentage des fonds et/ou des collections informatisées : %
    • Nature des fonds et/ou des collections informatisées : 
  • Informatisation complète : 

 

Bibliographie et liens internet

Références bibliographiques relatives à la structure et/ou aux collections :
MULLER Claude, «Les congrégations religieuses d’hommes dans le Haut-Rhin (1853-1870)», in Almanach Sainte-Odile, 1983, p. 119-131.

SPRINGER Otto, «Im Kloster der Trappisten auf Oelenberg im Ober-Elsass», in Mittheilungen aus dem Vogesenclub, 1883, n°15.

P.M. Sacerdos Friederich, Le Premier Siècle de la Trappe d’Oelenberg, Mulhouse, 1926.

STINZI Paul, Oelenberg 1046-1954, Westmalle, 1962.

Père Sacerdos, 100 ans de présence cistercienne à l Abbaye de l’Oelenberg, 1925.

MULLER Claude, «La prospérité des Trappistes de l’Oelenberg», in Bulletin du Musée Historique de Mulhouse, 1987, tome III, p. 307-315.

JORDAN Benoît, «Les Jésuites d’Oelenberg, restaurateurs. et reconstructeurs de leur église au XVIlle siècle», in Annuaire de la Société d’Histoire Sundgauvienne, 1993, p. 253-278.

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