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Bibliothèque nationale et universitaire

Coordonnées

Coordonnées de la structure

Coordonnées de la personne responsable

  • Nom du contact : Albert POIROT
  • Fonction : Administrateur
  • Contact

Accès aux fonds et/ou collections

  • Heures d’ouverture au public
  • Conditions d’accès aux fonds patrimoniaux (modalités d’inscription, public autorisé) : Fonds égyptologique et numismatique, le jeudi 9h – 12h et sur RDV. Lorsqu’il existe un document de substitution (microfilm ou numérisation) l’original n’est consultable que sur demande motivée.
  • Instrument d’accès aux fonds : 
    • catalogue édité
    • catalogue en ligne
    • ressources numériques
    • Numistral, bibliothèque numérique

BNU Nouvelle : escalier monumental central. Architecte : Nicolas Michelin & associés, Paris.

Historique et description de la structure

La création
Avant 1870, Strasbourg était déjà considérée comme la seconde ville du livre en France pour le nombre d’ouvrages conservés, avec, notamment, les bibliothèques du Séminaire protestant et de la Ville de Strasbourg, toutes deux rassemblées au Temple-Neuf.
Au cours de la guerre franco-prussienne de 1870, Strasbourg est assiégée et bombardée. Dans la nuit du 24 au 25 août 1870, le Temple-Neuf, incendié, est détruit et avec lui la totalité des collections qui s’y trouvaient.
Les pertes sont irréparables et de nombreux documents uniques disparaissent : 3 446 manuscrits parmi lesquels une encyclopédie de la connaissance médiévale réalisée au 12e siècle sous la direction de l’abbesse Herrade de Landsberg, l’Hortus Deliciarum, ainsi que de nombreuses oeuvres de Maître Eckart, Jean Tauler ou Conrad de Würzburg.
Parmi la communauté des savants et des universitaires, le choc provoqué par cette destruction amène à un appel aux dons, lancé le 30 octobre 1870 par Karl August Barack, d’abord bibliothécaire des princes de Fürstenberg à Donaueschingen, qui sera le premier administrateur de la bibliothèque strasbourgeoise recréée. Cet appel rencontre un succès international. Lors de son inauguration, le 9 août 1871, 200 000 volumes sont déjà disponibles et installés au Palais des Rohan. La bibliothèque prend alors le nom de Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek zu Strassburg (KULBS) par une déclaration officielle du 19 juin 1872, confirmée par un décret impérial du 29 juillet 1891. Le château s’avère rapidement trop étroit et trop peu sûr pour abriter les collections. Le 29 novembre 1895, la bibliothèque intègre officiellement avec 600 000 volumes le bâtiment de style néo-Renaissance italienne, situé place de la République (alors Kaiserplatz).

Durant l’Empire Hohenzollern 1871-1918
Sous l’Empire allemand, la BNU bénéficie directement du soutien apporté à la reconstruction de l’université strasbourgeoise. Les moyens alloués sont confortables, la bibliothèque disposant même d’une partie de l’indemnité de guerre allouée à la Fondation de Saint-Thomas (qui avait été désignéen 1873 comme successeur du Séminaire protestant). Les intérêts du capital versé à la fondation devaient servir à l’achat de manuscrits, ouvrages précieux et collections spéciales, dont le prix dépassait les possibilités du budget ordinaire, mais dont le sujet devait se porter de préférence sur les disciplines représentées dans l’ancien séminaire. Et, de fait, les années allemandes sont marquées par une succession d’acquisitions et de dons remarquables.
Cette politique d’acquisition de pièces prestigieuses était couplée à des achats non moins précieux au Proche et au Moyen Orient dans le cadre du Cartel des papyrus (Deutsches Papyruskartell), organisé avec plusieurs établissements scientifiques et documentaires de l’Empire.

L’entre-deux-guerres 1918-1940
Au moment du retour des provinces annexées à la France en 1918, la BNU compte 1 100 000 volumes et est, dès lors, la seconde bibliothèque de France. Le décret du 29 juillet 1926 confère à la bibliothèque son titre et sa nature : établissement public national administratif, elle joint trois vocations : nationale, universitaire et régionale.
Destinataire du dépôt légal imprimeur pour l’Alsace et (jusqu’en 1993) le Territoire-de-Belfort, elle devient rapidement un centre de ressources majeur pour la culture et l’identité régionale.
Le bâtiment de la place de la République ne connaît pas de modification majeure sinon, par exemple, l’installation d’une salle d’exposition au premier étage.

Ms.2.929 : Vie du bienheureux Henri Suso. Parchemin ; 160 f. : 210 x 170 mm. Notes : Etude de l’Exemplar par Stephanie Altrock et Hans-Joachim Ziegeler dans Text und Kultur,2001. – Demi-reliure en veau. – A appartenu successivement à la commanderie de Saint-Jean, à Strasbourg, à la Bibliothèque municipale de cette ville et à la Bibliothèque royale de Berlin. – Wickersheimer (1923), p. 573-574.

1940-1945
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la BNU s’apprête à déplacer ses collections et à mettre à l’abri les documents les plus précieux ne pouvant pas être transportés (comme par exemple les papyrus et les ostraca). Dès 1933, un plan de déménagement et une évaluation des besoins en matériel et véhicules de transports sont établis. Les transports des documents s’effectuent dès avant la déclaration de guerre (septembre 1939). La ville de Strasbourg est évacuée le 2 septembre 1939. A la suite des habitants, 1,5 millions de volumes de la BNU ainsi que les bibliothèques des instituts de l’université sont déménagés vers le Sud. Divers lieux de stockage sont retenus dans le Puy-de-Dôme pour abriter les collections les plus précieuses, en particulier trois châteaux autour de Clermont-Ferrand : le château des Quayres, le château de Cordès et le château de Theix. D’autres collections sont mises « à l’abri » ultérieurement dans différents endroits, en Alsace par exemple (commune de Barr).
Dans sa partie nord, le bâtiment de la place de la République est touché par un bombardement le 25 septembre 1944 : celui-ci provoque des dégâts sensibles, sans pour autant atteindre les façades. La ville de Barr ayant été la cible d’une attaque aérienne d’une grande violence, les collections entreposées là par la BNU – en particulier les riches collections de médecine, seules survivantes du désastre de 1870 – seront anéanties. Avant de quitter Strasbourg, les troupes d’occupation allemandes transfèrent vers l’intérieur du Reich d’importants ensemble de collections. A la Libération, ce ne seront pas moins de 44 caisses qui seront retrouvées au château de Zwingenberg, 33 000 volumes à la Staats- und Universitätsbibliothek de Göttingen, à Hohenheim… Les recherches se sont poursuivies dans de nombreuses régions : Hesse, lac de Constance, Forêt-Noire… Au total, pour la période, on évalue les pertes de la BNU à plusieurs centaines de milliers d’ouvrages (destructions, vols). En ce qui concerne les très riches décors wilhelminiens, la dépose sera motivée à la suite de la guerre, par un important projet de restructuration (de 1951 à 1956) qui aboutira à la disparition de ce décor intérieur (des sondages récents ont démontré qu’il n’en existe plus aujourd’hui aucune trace significative).

De 1945 à nos jours
A la suite de la restructuration des années 1950, les espaces intérieurs de la bibliothèque évoluent peu. Divers travaux de modeste ampleur sont effectués. La transformation la plus notable a lieu en 1992 et concerne les salles de lecture du premier étage.
Dans les années 1960, deux sections quittent le bâtiment central place de la République (les sections Médecine et Sciences et techniques) et vont s’installer sur le campus universitaire. En 1976, l’administration et les sections Alsatiques et Droit sont transférées rue Joffre, dans deux immeubles acquis par la bibliothèque. Un tunnel est construit entre les bâtiments République et Joffre. En 1992, sont créés les trois Services communs de la documentation des Universités strasbourgeoises. Les sections Sciences, Médecine et Pharmacie de la BNU sont transférées au SCD de l’Université Louis-Pasteur.
Demeurant la seconde bibliothèque de France en collections imprimées, l’une des toutes premières collections égyptologiques européennes, la première bibliothèque de l’enseignement supérieur, la première pourvoyeuse du prêt entre bibliothèque en France pour les sciences humaines et sociales, la BNU continue de développer ses pôles d’excellence :
-l’Aire culturelle germanique, pour lequel elle est Centre d’acquisition de la documentation et de l’information scientifique et technique (CADIST) et pôle associé de la Bibliothèque nationale de France,
-les Sciences religieuses, pour lequel elle est également Centre d’acquisition de la documentation et de l’information scientifique et technique (CADIST) et pôle associé de la Bibliothèque nationale de France,
-la documentation régionale (Alsatiques) est un des pôles d’excellence de la BNU, qui reçoit le dépôt légal des imprimés pour la région. La BNU est l’un des principaux contributeurs au portail Alsatica, « Portail des savoirs en Alsace », lancé en 2010 par le Conseil régional (1,5 millions de ses notices y sont moissonnées).
-l’Antiquité est un domaine fortement représenté dans ses collections notamment papyrologiques et égyptologique, mais aussi documentaires et numismatiques.-la documentation européenne connaît un développement remarquable, notamment grâce au transfert de la bibliothèque du Conseil de l’Europe depuis 2009.
La BNU a créé en 2010 un service de la Bibliothèque numérique et acquis du matériel de numérisation. Elle va développer rapidement ce service et propose d’ores et déjà la consultation à partir de son site de certaines collections patrimoniales numérisées : manuscrits de la mystique rhénane, monnaies alsaciennes, cartes d’Alsace, iconographie alsacienne, journaux de tranchées de la Première Guerre mondiale…
Certaines bases de données proposées par des structures scientifiques nationales ou internationales permettent l’accès à d’autres de ses collections numérisées pour ses manuscrits de la Genizah du Caire, pour ses tablettes et documents cunéiformes, pour ses documents cartographiques manuscrits.

K.944 : Sebastian Brandt, : Stultifera navis : narragonice profectionis nu[n]q[uam] sat[is] laudata Navis / per Sebastianu[m] Brant: [ver]naculo vulgari[que] [ser]mone et rhythmo … nu[per] fabricata: at[que] iampridem per Jacobum Locher, cognome[n]to philomusum: sueuu[m]: in latinu[m] traducta eloquiu[m] … Narrenschiff, Basel : Johann Bergmann, de Olpe, 1497.

Modifications des fonds et/ou des collections

Transfert ou dépôt en direction/provenance d’une autre structure : 

Fonds de Turckheim : Dépôt du fonds d’archives et de livres de la famille de Turckheim. 29 000 documents d’archives, et 307 titres imprimés.

Fonds Tauler (fonds ancien de la bibliothèque de théologie protestante de l’Université de Strasbourg UDS) : en dépôt. 310 titres sous la cote UTP (dont la Collection Sarrau : 15 lettres adressées à Jean Calvin).

Fonds du Lycée Fustel de Coulanges (Strasbourg) : déposé en partie à la BNU et en partie à la BMS. 30 titres, soit 85 volumes.

Bibliothèque du Conseil de l’Europe : dépôt. Environ 270 000 documents, dont 50 000 monographies.

Fonds Weisbein : dépôt par l’Université de Strasbourg de la bibliothèque du professeur Weisbein, ainsi que de tableaux et meubles lui ayant appartenu. Ce dépôt concerne la langue, la littérature et la civilisation russes (estimation : 135 mètres linéaires).

Fonds du « Germanisches Seminar » : don par l’Université Marc Bloch de Strasbourg d’un fonds d’ouvrages allemands anciens principalement consacrés à la littérature (2 000 titres imprimés).

Fonds de l’Assemblée nationale : don par cette institution de comptes rendus de débats parlementaires et de textes législatifs allemands et d’Europe centrale. Ce don est temporairement stocké au Centre technique du livre de l’enseignement supérieur, à Marne-la-Vallée, en attendant la réouverture du bâtiment de la place de la République en 2014 (estimation : 115 mètres linéaires).

Fonds du Centre d’études germaniques : don par l’Université Robert Schuman de Strasbourg de l’ensemble des collections de ce centre après sa fermeture définitive (9 000 titres de monographies, 280 titres de périodiques). Le fonds concerne l’histoire de l’Allemagne et des rapports franco-allemands au XXe siècle.

Fonds Risch : don par l’Université Marc Bloch de Strasbourg d’un fonds d’ouvrages concernant l’architecture du 19e siècle ayant appartenu à une famille d’architectes de Schiltigheim (200 titres imprimés).

Fonds franciscain : dépôt par la Province franciscaine des Trois-Compagnons (ou Province de l’Est, s’étendant de la Belgique à la Corse) des fonds de certaines de ses bibliothèques (dépôt encore en cours; estimé à terme à 50 000 volumes de monographies et à 250 titres de périodiques).

Fonds Saint-Thomas : don par le Chapitre de Saint-Thomas d’un certain nombre d’ouvrages anciens, essentiellement des partitions musicales des 19e et 20e siècles (750 titres imprimés).

Argentina anno 1648. Strassburg, vue générale, Editeur Strasbourg : Springer W. Soehne, 19– Format 14 x 9 cm : 13,2 x 7,5 cm. Cote(s) du document original : STRG.BB.6.

Fonds particuliers

Description des fonds et collections

Domaine(s) disciplinaire(s) le(s) mieux représenté(s) parmi les collections patrimoniales :

  • Fonds numismatique : monnaies et médailles, collection encyclopédique particulièrement riche en médailles et monnaies alsaciennes.
  • Fonds antique : collection de papyrus (5 000), ostraca (4 900) et autres documents de l’Antiquité (tablettes cunéiformes, étiquettes de momies, objets antiques de toutes origines) atteignant plus de 10 000 unités.
  • Fonds Alsatique (voir infra).
  • Fonds scientifiques allemands de la fin du 19e et du début du 20e siècle.

    Demi – thaler (« Halbe Thaler ») de la ville de Strasbourg ; après 1548 (?) ; type représentant un lis au droit et l’écu aux armes de la ville au revers Auteur(s) Editeur : Strasbourg. Après 1548 (?)

Fonds ou collections présentant un intérêt particulier :

  • Fonds Soennecken : collection d’environ 810 ouvrages sur la calligraphie, du Moyen âge au 20e siècle.
  • Fonds Drioton sur l’égyptologie, 19-20e s.
  • Fonds Stöber Monoyer, spécialisé en ophtalmologie : 1346 titres, du18e au 19e s.
  • Bibliothèque du Conseil de l’Europe, en dépôt à la BNU depuis 2009
  • Fonds franciscain : dépôts des congrégations franciscaines de la Province franco-belge, depuis 2002
  • Fonds du Centre d’études germaniques (CEG) : 11 000 ouvrages relatifs à l’Allemagne, issu du CEG créé à Mayence en 1921 pour permettre aux fonctionnaires des troupes d’occupation et à leurs familles de préparer les examens de l’Université de Strasbourg
  • Affiches alsaciennes : plusieurs milliers d’affiches relatives à l’Alsace (19e – 21e siècles)
  • Affiches européennes : fonds couvrant le thème de l’Europe depuis les années 20 (élections et politique en général, économie, société, arts et loisirs) ; 4 300 affiches imprimées en provenance de tous les pays européens ;
  • Carnets de sociabilité : plusieurs dizaines de carnets (18e-19e siècles) manuscrits rédigés par les invités de fêtes, réceptions, bals…
  • Fonds Albert Schweitzer : environ 2000 ouvrages et de nombreux manuscrits provenant du don de la bibliothèque d’Albert Schweitzer à la BNU entre 1957 et 1965.
  • Fonds Erckmann-Chatrian : manuscrits, correspondance d’Emile Erckmann et Alexandre Chatrian (MS.4993 – MS.5049).
  • Fonds Nathan Katz : archives du poète alsacien Nathan Katz (1892 – 1981).
  • Fonds Claude Vigée : manuscrits et archives de Claude Vigée, poète français né à Bischwiller en 1921.

Fonds anciens et alsatiques

Volume des fonds anciens (hors alsatiques)

  • Environ 10 000 pièces égyptologiques et archéologiques (4e millénaire avant J.-C. – 6e siècle après J.-C.)
  • Environ 34 000 monnaies et médailles (de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine)
  • Environ 300 000 livres publiés avant 1800
  • Environ 1,1 million de livres publiés avant 1920
     Moyen-ÂgeIncunablesXVIè - XVIIIè sièclesXIXè - XXè sièclesTOTAL
    Manuscritsenv. 700Plusieurs millersPlusieurs millers6 900 + 10 000 documents antiques et importants fonds d'archives
    Monographies2 027Plusieurs dizaines de milliersPlusieurs dizaines de milliersEnviron 1 300 000
    PériodiquesQuelques dizaines de titresPlusieurs dizaines de milliers
    PartitionsQuelques unitésQuelques unitésQuelques dizainesQuelques centaines
    Enregistrements sonores2 516 2 516
    Enregistrements vidéos305305
    EstampesPlusieurs milliersPlusieurs milliers25 000
    Cartes postalesPlusieurs milliers25 000
    Photographies20 000 20 000
    Livres d'artistesPlusieurs dizainesPlusieurs dizaines
    DessinsPlusieurs dizainesPlusieurs dizainesPlusieurs dizaines
    Cartes et plansQuelques unitésPlusieurs dizainesPlusieurs centainesPlusieurs milliers44 500
    Monnaies et médailles39 000

Volume des fonds alsatiques

Domaine d’excellence reconnu depuis la fondation de la bibliothèque, la documentation régionale (Alsatiques) y occupe une place de choix : en effet, les acquisitions dans ce domaine ont toujours été systématiques et la BNU vise toujours l’exhaustivité des productions imprimées et audio-visuelles qui touchent de près ou de loin à la région. A l’origine, les acquisitions ont eu le double objectif de reconstituer les collections qui ont été détruites lors de la guerre de 1870 et d’assurer la collecte de la documentation courante. C’est la bibliothèque de l’imprimeur et libraire strasbourgeois Frédéric-Charles Heitz avec ses 28 000 pièces, dont la « section alsacienne et lorraine » se porte acquéreuse, qui constitue le noyau du fonds régional de la BNU.

Le dépôt légal des publications imprimées en Alsace-Moselle ainsi qu’un budget d’acquisition conséquent portent le fonds régional à 50 000 monographies et périodiques environ en 1918. Après le retour de l’Alsace à la France, la collecte de la documentation régionale se poursuit dans le même esprit d’exhaustivité pour les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. À signaler également, une collection de livres d’artistes, le dépôt par la Société des écrivains d’Alsace et de Lorraine des publications de ses sociétaires, et un ensemble de titres de presse particulièrement riche.

Ce patrimoine souvent fragile a fait l’objet de campagnes de microfilmage et de numérisation, permettant la conservation pérenne et la communication aux lecteurs de plus de 1 000 titres. Le fonds régional comprend actuellement 130 000 monographies environ ainsi que 2 500 titres de périodiques actifs et 35 000 estampes (que l’on peut retrouver en partie dans la bibliothèque numérique de la BNU). Les acquisitions englobent également les documents multimédia concernant l’Alsace et les cartes et plans. Le dépôt légal des documents imprimés en Alsace permet en outre l’entrée dans les fonds de documents spécialisés tels qu’affiches, cartes postales, brochures… qui sont en majorité d’intérêt régional. Une contribution essentielle de la BNU à la valorisation des alsatiques et à l’activité de recherche sur l’Alsace consiste en l’alimentation de la Bibliographie alsacienne, dont la publication sous forme papier s’est arrêtée en 2006. Cette publication bibliographique dont l’origine remonte à 1918, successivement prise en charge par la Faculté des Lettres (jusqu’en 1936), les Archives du Bas-Rhin (jusqu’en 1964) et la BNU depuis 1965 a pour intérêt principal de signaler des articles qui seraient autrement invisibles aux chercheurs. Elle repose sur le dépouillement de 400 titres de périodiques environ et sur un réseau d’échange qui favorisent son objectif d’exhaustivité. La Bibliographie alsacienne de 1983 à nos jours est interrogeable en ligne.

Manuscrits6 900 manuscrits de toutes époques + 10 000 documents manuscrits de l'Antiquité + plusieurs fonds d'archives, de plusieurs milliers de documents.
Monographies130 000
Périodiques2 500 titres actifs
PartitionsQuelques dizaines
Enregistrements sonores2 516
Enregistrements vidéos305
Estampes35 000
Photographies3 500
Livres d'artistesQuelques dizaines
DessinsQuelques dizaines
Cartes & plans3 500
Monnaies & médialles10 000

État de l’informatisation du catalogue

  • Aucune informatisation : 
  • Informatisation partielle : x
    • Pourcentage des fonds et/ou des collections informatisées : 85%
    • Nature des fonds et/ou des collections informatisées : 
      • Collections depuis 1982 : 100%
      • Collections entrées avant 1920 : 50% environ
      • Collections particulières (manuscrits, archives, dons et dépôts récents) : 50% environ
  • Informatisation complète : 

Photographie : Marie et Alfred Jaell, se donnant le bras, en manteau, toque et chapeau. Auteur : Schubert J. E., photogr1882. Edition : Nuremberg : Schubert J.E, 1866. Cote(s) du document original : MRS.JAELL.313,11Avec au dos dédicace manuscrite d’Alfred et Marie Jaell à la famille Hoffmann. Photo prise à l’époque de leur mariage.

Bibliographie et liens internet

Références bibliographiques relatives à la structure et/ou aux collections :

MEHL Ch. Les bibliothèques publiques de Strasbourg, Strasbourg, 1867.

BARACK Karl, Die Neugriindung der Strassburger Bibliothek und die Goethe­Feier am 9 Augustt, Strasbourg, 1871.

THIAUCOURT C., Les bibliothèques universitaires et municipales de Strasbourg et de Nancy I, La Bibliothèque de l’Université et du Pays à Strasbourg, Annales de l Est, 5 (1891), p. 36-61.

LANG Madeleine, Le Cabinet numismatique de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, Cahiers alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire, 1960, p. 129-142.

DUBLED Henri, Histoire de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, Strasbourg, 1964 (Publications de la Société savante d’Alsace et des Régions de l’Est; Recherches et Documents, 2).

GREINER Lily, Les Fonds anciens de la B.N.U.S. In : Les fonds anciens des Bibliothèques françaises. Journées d’étude de l’AENSB, 1975. Villeurbanne, 1976, p. 107-114.

BUZAS Ladislaus, Deutsche Bibliotheksgeschichte der neuesten Zeit (1800­1945), In : Elemenie des Buch- und Bibliothekswesens ; 3. Wiesbaden, 1978.

LITTLER Gérard, La Section des Alsatiques de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, In : Journées d’étude de l’AENSB, 1977 Villeurbanne, 1978.

GREINER Lily, La Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, esquisse historique, Bulletin des Bibliothèques européennes de recherche, 16, 1981, p. 72-73.

GREINER Lily, Les bibliothèques d’Alsace, un patrimoine exceptionnel, In : La Mémoire des siècles, 2000 ans d’écrits en Alsace. Exposition, Strasbourg­Colmar, 1988, p. 194-204.

L’Université de Strasbourg, XIIIe-XXe siècle, la ville – la région – LEurope. Exposition, Strasbourg, 1988.

LITTLER Gérard, Un trésor inestimable : la collection de journaux alsaciens à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, Saisons d’Alsace, 100. Strasbourg, 1988, p.153-159.

KLEIN Kiaus, Kasseler Gebetbuchfragmente, Zeitschri f t f ür Deutsches Altertum und deutsche Lileratur, 4, Strasbourg, 1989, p. 280-286.

SELIG Lorraine, WOLFF Danièle, Le vidéodisque Images de l’Alsace. Catalogage des représentations, bibliographie, réflexion sur l’indexation. Mémoire D.E.S.S. Mulhouse, 1989.

DEDEYAN Jacques, Le CADIST de Sciences religieuses de Strasbourg, Saisons d’Alsace, 4. Strasbourg, 1990, p. 3-4.

HURSTEL Jean, Menaces sur la B,N.U.S.: va-t-elle brûler une seconde fois ?, Objectif Alsace, 60, Strasbourg, 1990, p.40-41.

RAUCH André, Schweik à la bibliothèque, Saisons d’Alsace, 107. Strasbourg, 1990, p. 44-51.

VOGLER Bernard, Les très riches heures de la B.N.U.S., Saisons d’Alsace, 107. Strasbourg, 1990, p. 27-35.

WILHELM Sandrine, Livre parcours, Saisons d’Alsace, 107. Strasbourg, 1990 p. 37-41.

Trente-six quinze (3615) B.N,U.S.: Images de l’Alsace et Bibliographie alsacien­ne, guide de l’utilisateur. Strasbourg, 1991.

Zehnacker, Françoise. Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France. XIII, 1-2 : Bas-Rhin. Tours : Centre d’études supérieures de la Renaissance. 1998. 

Bélot, Gisela. Les fonds militaires de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. 2004.

Heilporn, Paul. – Ostraca grecs inédits de Strasbourg. : recherches sur la taxation dans l’Egypte romaine. Bruxelles : Université libre de Bruxelles, 1996. 

Heilporn, Paul. – Thèbes et ses taxes : recherches sur la fiscalité en Egypte romaine (ostraca de Strasbourg II). Paris : De Boccard, 2009. 

Poirot, Albert et Froehlicher, Clément. – « Le Fonds d’Alsatiques de la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg », in Histoire en bibliothèque, sous la direction de Valérie Tesnière. Paris : Cercle de la Librairie, 2009, p. 151-153. 

Verbeke, Karine. – Le monnayage médiéval alsacien du VIe au XIIIe siècle à travers les collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et de la ville de Strasbourg. Thèse, Strasbourg, 2001. 

Allioux, P.-H., Fréchet, G., Littler, G., Martinez, M. – « Strasbourg – Bibliothèque Nationale et Universitaire » in Patrimoine des bibliothèques de France. Vol. 4 : Alsace – Franche-comté. Paris : Payot, 1995.

Ressources numérisées :
En partie : images d’Alsace (70 000 images) ; cartes géographiques et plans (environ 3 000) ; manuscrits médiévaux (une cinquantaine) ; monnaies alsaciennes (5 000) ; journaux de tranchées de la Première Guerre mondiale ; ouvrages alsatiques du 19e siècle (une centaine) ; fonds Soennecken (une centaine de documents) ; tablettes cunéiformes (470 pièces) ; presse protestante du 19e siècle (27 titres).
De nombreux projets sont en cours ou à l’étude :

  1. Projet Europeana 1914-1918, autour de la Première Guerre mondiale
  2. Ouvrages publiés en Alsace au 16e siècle
  3. Fonds Nuremberg
  4. Placards de la Première Guerre mondiale
  5. Journaux alsaciens
  6. Ouvrages scandinaves anciens (15e – 18e siècles)

Vos collections font-elles l’objet d’une notice de fonds dans le Catalogue collectif de France (CCFr) : OUI

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